L’appel de la route

3 minutes de réflexion. Décision prise lors d’une soirée anodine. Reprendre le sac, y mettre quelques affaires et s’en aller dès le lendemain vers l’Ouest.  Sauter dans une pirogue, se laisser porter durant trois jours par le fleuve Tsiribihina. Grimper dans une charrette à Zébu, patienter dans l’attente d’un bac qui nous fera traverser un cours d’eau, observer depuis une terre vierge de toute construction les trainées de la voie lactée dans un ciel immense. Se poser, humble et discret. Les contrées Sakalavo sont résolument différentes des hauts-plateaux où j’ai élu domicile. Un pays dans le pays. Prendre la piste, atteindre les Tsingy de Bemaraha – sanctuaire de pierre unique au monde crée par l’érosion de surface  –, suffoquer sous la chaleur accablante, prendre la route à nouveau pour rejoindre l’allée des baobabs à proximité de Morondava. Ne plus rien penser. S’éparpiller dans la brousse, s’isoler pour flirter avec l’arbre centenaire. La vision est pure, brute. Une force emmagasinée pour les mois à venir…


1 Comment

  1. Mi
    Posted 3 septembre 2010 at 11:12 | Permalink

    un seul mot : MAGNIFIQUE !

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*