Mi-décembre. Les points enneigement commencent à squatter les ondes françaises. J’écoute, un peu distrait. Légitimes instants de flottement. Il me reste peu de temps. Ce temps délicat, difficile à appréhender. Vouloir apprécier chaque seconde, l’imprévu de la prochaine escale montrant parfois son visage.
Dans ma tête se dessine progressivement l’idée du départ. Je fouille et découvre Kundera : « il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses. »
Peu de promesses de mon côté pour l’instant. Une vague idée de l’horizon toutefois. La Tanzanie. Un nom qui résonne dans ma tête comme une formule magique.
Repartir après la tempête. Le temps s’étant quelque peu écoulé, le sac alourdi. Et pourtant. Repartir. Une nouvelle page qui respire à nouveau l’Océan Indien. Une nouvelle substance, douce et forte à la fois.


4 Comments
Tu ecrit comme un poete! c`est magnifique ..
En tout cas .. bon voyage!
AHHHHHHHHHH….quelle chance!!! je viens de rater une mission de qqs mois à Zanzibar!!!Dommage! Et toi comment vas tu? Que vas -tu faire là -bas?
Raconte.
Biz Sullivan.
Carole
L’âme d’un poète en effet… très heureuse pour toi… te souhaite bonne chance dans ce beau pays…on attend des nouvelles… tout plein de bizzzzz – Nicole
Et dire qu’on est dans la même région…un Lac entre nous, le Tanganika…il faut qu’on arrive à se voir sur les terres africaines cher ami. Je vais faire le maximum pour venir à Dar.
Prends soin de toi (l’Afrique peut aussi être dangereuse).
Je t’embrasse fort,
M.