Paradoxe d’affranchi

Qu’il est difficile de trouver le temps d’écrire lorsque l’on court. Voilà maintenant plus de deux mois que je suis à Dar es Salaam. Une arrivée différente de toutes celles que j’ai pu connaitre auparavant. Deux mois à courir puisqu’il le faut bien parfois. Trouver le temps pour respirer, regarder autour de soi, partager quelques saveurs. Sur la route, j’ai donc découvert une partie de « Dar ». Agitée, humide, étouffante, elle dévoile ses charmes à petites doses. J’ai connu contrées plus généreuses. Ici, je prends mes repères, commence à jouir de certaines habitudes, redécouvre les nuits noires et les ciels immenses. Une escale savoureuse et colorée du côté de Zanzibar et me voilà de retour dans la cité portuaire.

Courir mais finalement pouvoir prendre le temps, le temps de quelques jours. Regarder la carte et se dire que c’est ici qu’on ira. Débouler jusqu’à Mikumi. De grands espaces et forcément la faune. Le chemin est là mais c’est plus fort que nous. Nous bifurquons. Montée d’adrénaline. Réflexions devant le choix d’une direction. S’en remettre à l’instinct. Sortie de route. « Pole sana » dit-on ici. Vouloir s’extraire. Echouer. Envisager de dormir dans la savane pour une nuit. Puis, après quelques heures, l’assistance de quelques gars. Accolades. Rouler à nouveau dans la nuit noire et dangereuse. S’arrêter quelques heures dans une chambre à la lumière blafarde. Repartir. Etre bien. Sur la route.


2 Comments

  1. élo
    Posted 14 avril 2012 at 16:54 | Permalink

    Contente d’avoir quelques nouvelles… et quelques photos! J’espère que tu vas bien. Et mets de la crème solaire!! Tu crois que j’ai pas vu tes coups de soleil?!

  2. ana(bel)
    Posted 17 mai 2012 at 16:07 | Permalink

    C ce qu’il me semblait, pas moyen de t’arrêter et c’est très bien comme çà !

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